En Argentine, résister contre l'impunité et l'oubli  


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Victimes d'hier

1972 - 1983



dictature,  argentine
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"Portail de la mémoire", "Mémoire, vérité, justice, pour l'ouverture des archives de la dictature militaire, 1976 - 1983", Salta, juillet 2018
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Victimes des dictatures militaires en Argentine, Salta, 26 juillet 2018
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Une mère explique à ses enfants que les personnes, dont les fiches sont exposées, sont des victimes des dictatures militaires en Argentine, Salta, 26 juillet 2018
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"Ana Maria Villareal de Santucho, fusillée le 22 août 1972, « Massacre de Trelew » ", Salta, 26 juillet 2018
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Manifestation contre un décret autorisant l'armée à intervenir dans les affaires intérieures : l'association HIJOS regroupe des enfants de personnes assassinées par la dictature de 1976 à 1983, Salta, 26 juillet 2018
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Manifestation contre un décret autorisant l'armée à intervenir dans les affaires intérieures : arrêt devant un commissariat de police, "Nous n'oublions pas, nous ne pardonnons pas, nous ne nous réconcilions pas", Salta, 26 juillet 2018
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Manifestation contre un décret autorisant l'armée à intervenir dans les affaires intérieures, "Non aux Forces Armées [dans la rue]", Salta, 26 juillet 2018
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Manifestation contre un décret autorisant l'armée à intervenir dans les affaires intérieures, "Peuple rebelle", Salta, 26 juillet 2018
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En 1978, la Coupe du Monde de Football est organisée en Argentine, Buenos Aires, mai 2007
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"Plus de 30 000 raisons. Justice populaire", Buenos Aires, mai 2007
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"Prison effective pour les acteurs du génocide", Salta, juillet 2018
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Portraits de personnes assassinées par la dictature, "40 ans après le coup d'État civico-militaire pour plus de mémoire, de vérité et de justice", "24 mars 2016", "Plus jamais ça", Rio Gallegos, 24 mars 2016
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Manifestation contre l'impunité quarante ans après le coup d'État militaire du 24 mars 1976, "Plus jamais ça", "Ni oubli, ni pardon, justice", Rio Gallegos, 24 mars 2016
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Manifestation contre l'impunité quarante ans après le coup d'État militaire du 24 mars 1976, portraits de personnes assassinées par la dictature, Rio Gallegos, 24 mars 2016
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Manifestation contre l'impunité quarante ans après le coup d'État militaire du 24 mars 1976, "Pour le jugement et le châtiment de tous les coupables des crimes contre le peuple d'hier et d'aujourd'hui", Rio Gallegos, 24 mars 2016
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Monument à la mémoire des victimes de la nuit de l'"apagón" (coupure de courant électrique) en juillet 1976 : "Jugement et châtiment des coupables", "Personnes arrêtées et disparues lors de la nuit de l'« apagón »", Libertador General San Martin, juillet 2018
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"42 ans après la nuit de l'«apagón», jugement et châtiment, Parti Ouvrier", Libertador General San Martin, juillet 2018
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"42 ans", "Ils sont 30 mille", "Plus jamais ça", Libertador General San Martin, juillet 2018
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Silhouettes de quatre personnes assassinées lors de la nuit de l'"apagón", "Jugement et Châtiment", Libertador General San Martin, juillet 2018
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Commissariat de police avec une grande plaque d'information sur les tortures et assassinats commis en ce lieu en 1976 avec la participation de l'entreprise Ledesma, Libertador General San Martin, juillet 2018
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Association des Mères de la Place de Mai, Buenos Aires, mai 2007
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Association des Mères de la Place de Mai, Buenos Aires, mai 2007
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Foulards blancs des Mères et Grands-mères de la Place de Mai peints sur le sol avec les noms de disparu-e-s, Bariloche, décembre 2012
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Campagne d'identification des enfants de personnes assassinées entre 1976 et 1983 organisée par l'Association des Grands-Mères de la Place de Mai, Bariloche, décembre 2012
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Estela Carlotto de l'Association des Grands-Mères de la Place de Mai dans le cadre de la campagne d'identification des enfants de personnes assassinées entre 1976 et 1983, Mairie du 4ème arrondissement de Paris, 2 avril 2016
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Appel à un rassemblement en mémoire des victimes du "Massacre de Palomitas" du 6 juillet 1976, Salta, août 2018
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Monument à la mémoire des victimes du "Massacre de Palomitas", Salta, août 2018
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Nom des victimes du "Massacre de Palomitas", Salta, juillet 2018
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Monument à la mémoire des victimes du "Massacre de Palomitas", Salta, juillet 2018
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Affiche apposée quarante ans après le "Massacre de Trelew" du 22 août 1972, Trelew, novembre 2012




Victimes d'aujourd'hui

2006 - 2017



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Silhouette de Jorge Julio López, disparu en 2006 peu avant son témoignage au procès de Miguel Etchecolatz, coupable d'assassinats et de tortures pendant la dictature militaire de 1976 à 1983, El Chaltén, mars 2016
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"Réapparition de Jorge López en vie", Buenos Aires, mai 2007
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Pochoir représentant Santiago Maldonado, disparu lors d'une violente opération de répression d'une communauté Mapuche par la gendarmerie en août 2017 : "Où est Santiago ? Aujourd'hui, c'est lui, demain ce sera peut-être toi !!!", Salta, août 2018
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Suite à la disparition de Santiago Maldonado, le gouvernement argentin a affirmé qu'il s'était noyé dans une rivière : "Ce n'est pas la rivière, c'est l'État" qui est responsable de sa mort, Libertador General San Martin, juillet 2018
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Manifestation contre les disparitions de personnes par l'armée, la police et la gendarmerie, un an après la disparition de Santiago Maldonado, Salta, 1er août 2018
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Manifestation contre les disparitions de personnes par l'armée, la police et la gendarmerie, "Où est Daniel Solano ?", Salta, 1er août 2018
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Manifestation contre les disparitions de personnes par l'armée, la police et la gendarmerie, "Terroriste est l'État", Salta, 1er août 2018
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Manifestation contre les disparitions de personnes par l'armée, la police et la gendarmerie, Salta, 1er août 2018
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Manifestation contre les disparitions de personnes par l'armée, la police et la gendarmerie, "Pour chaque camarade tombé, nous nous lèverons mille de plus", "Hier ce fut Santiago Maldonado, aujourd'hui c'est Rafael Nahuel", Salta, 1er août 2018
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"Ni oubli, ni pardon", Trelew, novembre 2012

    En Argentine, dans la capitale comme dans les petites villes, au nord comme au sud, partout se rencontrent des traces, larmes et cicatrices de la dictature qui a sévi de 1976 à 1983 et de la précédente qui s'est terminée en 1973. Qu'il s'agisse de monuments officiels égrenant une liste de victimes locales, de manifestations, d'affiches, de pochoirs glaçants ou de graffitis hâtifs, partout les rues et les murs crient la douleur des 30 000 disparu-e-s de la dernière dictature (les "detenidos desaparecidos", littéralement, les personnes arrêtées et disparues), de leurs familles, de leurs ami-e-s.

    Mais la fin de la dictature ne fut pas la fin des enlèvements et assassinats. Aux victimes d'hier s'ajoutent désormais celles d'aujourd'hui et les mobilisations sont nombreuses dans tout le pays pour exiger, là aussi, vérité et justice.

    Ces photographies, réalisées lors de quatre voyages en Argentine de 2007 à 2018, ne présentent pas des anecdotes urbaines que seuls remarqueraient des yeux observateurs. Elles exposent une réalité politique omniprésente, tragique et obsédante, qu'il n'est pas possible d'ignorer. Qu'on soit à Buenos Aires, dans les provinces de Salta, Jujuy, Chubut, Río Negro ou Santa Cruz, jamais le message ne faiblit : "Nous n'oublions pas, nous ne pardonnons pas, nous ne nous réconcilions pas."